Jacques Poulin (1937-2025) a fait du Vieux-Québec un mythe littéraire. Au coeur des murs de pierre, le brouillard du fleuve estompe les contours du réel et de la chimère pour donner vie au romanesque : les arbres à chats s’appuient aux maisons d’écrivains,
les serveuses de cafés tracent leurs poèmes sur les nappes de papier, les librairies laissent s’échapper les murmures des livres. Les flâneurs suivent à la trace leur roman à venir, parfois jusqu’aux confins de l’Oregon.
Dans cet essai déambulatoire, hommage à l’une des grandes oeuvres de notre littérature, la promenade vient nous réconcilier avec le grand rêve de fraternité humaine.