Les "Pétroleuses"

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Longtemps, au mot de "communarde" on a préféré celui de "pétroleuse", qui pourtant est une fiction. Une flétrissure misogyne qui raconte d’abord la façon dont on a dévalué, disqualifié et réprimé les femmes engagées dans la Commune de Paris au printemps 1871. En pionnière, Édith Thomas s’est attachée en 1963 à faire sortir de l’ombre ces femmes mobilisées pour la révolution sociale. Chartiste, elle a fouillé des archives fragiles et lacunaires, et excavé des traces qui n’avaient jamais été regardées comme des objets légitimes. En débusquant ce stigmate qui charrie une foule de représentations sur la violence féminine, et euphémise l’épaisseur politique de leur lutte pour déplacer les frontières de l’émancipation, l’autrice n’a pas seulement élargi l’histoire de la Commune de Paris. Elle a aussi enrichi l’histoire des féminismes.
Figure centrale de la Résistance intellectuelle sous Vichy, qui fit elle-même les frais d’une puissante invisibilisation, Édith Thomas restaure les femmes de 1871 dans une souveraineté proprement politique, aux antipodes de cette image d’hystériques du baril à quoi les ont longtemps reléguées les récits habituels ou virilistes de la Commune de Paris.

Table of contents

Table of contents
Couverture 1
Titre 5
Copyright 6
L’auteure 7
Préface de Chloé Leprince 9
Introduction 31
I. Les femmes sous le Second Empire 41
II. La querelle des femmes 61
III. Le siège de Paris 79
IV. Le 18 mars 96
V. L’Union des femmes 116
VI. Les clubs 137
VII. Opinions et actions 156
VIII. L’enseignement 166
IX. Une grande journaliste 174
X. Ambulancières, cantinières, soldats 190
XI. La Semaine sanglante 209
XII. Y eut-il des pétroleuses ? 226
XIII. L’exécution des otages 253
XIV. Les premiers rôles 262
XV. Autres condamnations 284
XVI. D’Auberive à la Nouvelle-Calédonie 299
APPENDICES 315
Remerciements 317
Chronologie 319
Sources et bibliographies 326
Notes 338
Index 380
Table des matières 395
De la même autrice 397
Présentation 399
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