Jules-A. Brillant

Bâtisseur d'empires

Ebook

  • Quebec publishers

«Mesdames et messieurs, nous sommes en présence d'un bâtisseur de royaumes. Au temps de Louis XIV, Monsieur Brillant aurait été un intendant Talon.» C'est par ces mots que le recteur de l'Université de Montréal, Irenée Lussier, amorce son discours le 29 mai 1959 avant de remettre à Jules-André Brillant un deuxième doctorat honorifique de cet établissement. Précurseur des Paul Desmarais, Jean-Louis Lévesque ou Pierre Péladeau, Jules-A. Brillant fonde, dans les années 1920, deux grandes entreprises, la Compagnie de pouvoir du Bas-Saint-Laurent et Québec-Téléphone, jetant ainsi les bases d'un véritable empire industriel et financier diversifié dans plusieurs secteurs: services publics, journaux, radio, télévision, entreprises de construction, transport maritime et ferroviaire. Cet homme né au sein d'une famille pauvre dans la Matapédia va réussir le tour de force de convaincre des financiers de Chicago, de Philadelphie et de New York d'investir dans ses projets. Jules-A. Brillant fut aussi président de la Banque provinciale du Canada et conseiller législatif à Québec de 1942 à 1968. Voici l'histoire d'un humble commis de banque qui s'est hissé au rang des grands bâtisseurs du Québec moderne.

Détenteur d'un doctorat en histoire de l'Université Concordia, Paul Larocque a enseigné de 1970 à 2003 à l'Université du Québec à Rimouski. Il est l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages en histoire. Il a codirigé avec Pierre Collins et Jean Larrivée l'édition de la Revue d'histoire du Bas-Saint-Laurent, aujourd'hui la revue L'Estuaire, pendant une vingtaine d'années.

Richard Saindon, bachelier en histoire de l'Université du Québec à Rimouski, a mené pendant 36 ans une carrière de journaliste à la radio et à la télévision de Radio-Canada au Bas-Saint-Laurent. Il est l'auteur de Chronique du Bas-Saint-Laurent (Septentrion, 2017). Il a également écrit ou coécrit quatre autres livres portant sur l'histoire de Rimouski et du Bas-Saint-Laurent.

Table of contents

Table of contents
JULES-A. BRILLANT. Bâtisseur d’empires 1
Introduction 9
CHAPITRE 1 • Rendez-vous avec le destin 13
Les modestes origines 15
Enfance à Saint-Octave 17
Premiers contacts avec les anglophones 20
Études, premiers emplois et maladie 21
CHAPITRE 2 • L’apprentissage du pouvoir (1910-1919) 27
Controverse autour d’un aqueduc 33
Prise de contrôle 37
CHAPITRE 3 • Un frère héroïque 39
Un monument né dans la controverse 45
CHAPITRE 4 • Le temps des fondations (1920-1929) 49
La vie à Rimouski 50
Le deuil d’un autre frère 52
Les noces 53
L’achat du Progrès du Golfe 59
La politique 63
Fondation et premières années de la Compagnie de Pouvoir 64
Un projet complexe et coûteux 68
Le barrage et l’usine 76
Un problème de rentabilité 82
Impasse, tutelle et expansion 88
La fondation de Québec-Téléphone 94
Catastrophe 95
Trahison 97
Le fisc s’invite 99
Bourse et haute finance 101
CHAPITRE 5 • Crise, doutes et relance (1930-1939) 103
Les années difficiles (1930-1933) 103
La lumière au bout du tunnel (1934-1935) 114
Des jours meilleurs (1936-1939) 128
Vivre mieux 152
CHAPITRE 6 • Guerre et vie publique (1939-1950) 161
Mobilisations 161
Les guerres de Brillant 171
Préparer l’après-guerre, 1942-1946 199
CHAPITRE 7 • Un entrepreneur encore vigilant et actif (1940-1950) 217
Un deuxième barrage pour la Compagnie de pouvoir 221
L’électrification rurale 226
Une téléphonie en expansion 230
Brillant s’offre un chemin de fer 234
Des améliorations 238
Quelques sources d’inquiétude 242
Un rare échec 245
Investir les profits 247
CHAPITRE 8 • Vie privée 251
Une famille complète 251
Séraphin ou mécène ? 263
Aide à sa famille 269
Pêche, chasse et voyages 273
Une pêche sportive pour privilégiés 286
CHAPITRE 9 • L’apogée (1950-1960) 301
Le feu de Rimouski 303
Une cuisante défaite 308
Patronage et caisse électorale 312
Vie militaire et mondanités 315
D’autres écoles et une salle de spectacle 316
L’oracle de Rimouski 318
La Compagnie de pouvoir 321
Harnacher d’autres rivières 323
La merveille du monde 324
Québec-Téléphone 327
Expansion et avancées technologiques 328
Un coup fumant 331
Un doctorat, deux doctorats, trois doctorats… 337
Un autre échec 338
Brillant sauve Québecair 341
Une culture antisyndicale 343
La grève des pilotes de Québecair 350
La Banque provinciale du Canada 354
Par ici les millions ! 358
Et la télévision fut 358
Deux tragédies 361
Une nouvelle paroisse 364
Une intervention chirurgicale 365
Un patrimoine à consolider et à transmettre 366
CHAPITRE 10 • Le démantèlement de l’empire Brillant (1960-1970) 369
La nationalisation de la Compagnie de pouvoir 372
Un mécène actif 381
D’autres projets 382
La vente de Québec-Téléphone 384
Nouvelles démissions 390
Le démantèlement se poursuit 391
Vente de propriétés foncières 393
Un voyage en France 393
La faillite d’Aubert 394
Les enfants aux commandes 397
Parents et amis disparus 398
La vente de l’École technique 405
L’abolition du Conseil législatif 407
La vente de Québecair 410
La vente de CJBR 410
CHAPITRE 11 • Les dernières années (1970-1973) 413
Ultime hommage à son frère 414
La fin approche 419
Les funérailles 420
Conclusion 423
Épilogue 427
Remerciements 433
Bibliographie 435
Page vierge 449