Le réel n'a pas eu lieu. Le principe de Don Quichotte

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Parce qu’il ose tenir le cap de l’idéal dans un monde où le vice invite au reniement, Don Quichotte incarne la figure même du héros. Cette passion furieuse pour les idées au détriment de la réalité a pourtant un sens moins chevaleresque et plus philosophique : le personnage de Cervantès est l’homme pour qui « le réel n’a pas eu lieu ». Déclarant la guerre au banal, il veut le merveilleux, le romanesque : des géants plutôt que des moulins à vent, un château plutôt qu’une auberge crasseuse, une belle jeune femme plutôt qu’une vieille servante poilue… Ce chef-d’œuvre du XVIIe siècle, d’une inaltérable modernité, est le grand roman de la dénégation. Que nous apprend-il sur cette attitude ô combien contemporaine ? Michel Onfray y répond dans le premier tome de sa « Contre-histoire de la littérature ».

Table des matières

Table des matières
LE RÉEL N’A PAS EU LIEU - Le principe de Don Quichotte 1
L’idée du réel est plus vraie que le réel 9
Vérité du menteur qui dit la vérité 15
Un livre abolit tous les livres et devient le livre 23
L’autodafé de bons mauvais livres 29
Le réel n’a pas (eu) lieu 41
Le plat à barbe d’un heaume de cuivre en or 57
Le corps en papier d’une femme conceptuelle 69
Naïf le naïf qui stigmatise les naïfs dont il est 87
La fiction qui réjouit contre la vérité qui accable 95
Le gouvernement d’une île qui n’existe pas 107
La chevauchée fantastique dans le cosmos sur place 133
Le syllogisme de la petite et de la grosse commission 143
Prévoir les mystères du passé 155
« Je n’ai pas vu ce que j’ai vu ; et il ne m’est point arrivé ce qui est arrivé » 167
Mourir de ne pouvoir persévérer dans son être 181
Épilogue - Jeu de miroirs qui reflètent des miroirs 189
Table des matières 205

Compléments