Droit à l'indépendance

Québec, Monténégro, Kosovo, Écosse, Catalogne

Livre numérique

  • Éditeur québécois

Le droit à l’autodétermination est-il synonyme de droit à la sécession? Le Québec peut-il unilatéralement faire sécession du Canada? Quelles pourraient être les modalités d’un référendum sur l’indépendance? Le droit international a-t-il préséance sur le droit interne? Vingt ans après notre dernière aventure référendaire, quel est l’état des lieux en matière de droit à l’indépendance?

En 1998, était rendue l’une des décisions les plus marquantes de la Cour suprême du Canada: le Renvoi relatif à la sécession du Québec. À l’époque, cette décision déclencha une véritable controverse, mais une chose est certaine: le Renvoi de 1998 demeure pertinent, d’autant qu’on en trouve dorénavant de nombreux échos sur le plan international. En effet, douze ans plus tard, la Cour internationale de justice de La Haye s’est référée au Renvoi canadien dans le cadre de son avis consultatif sur la déclaration d’indépendance du Kosovo. Aussi, en septembre 2014, le peuple écossais s’est prononcé sur son avenir à la suite d'un accord négocié entre Londres et Édimbourg qui, non seulement s’inspirait de l'expérience québécoise, mais pourra à son tour devenir un exemple utile au pays.

Cela dit, plus encore que son influence à l’étranger, c’est la perspective nationale de cette décision historique qui est la motivation première de cet essai, et ce, pour favoriser une meilleure compréhension des motifs de la Cour et des enseignements qui en découlent. Nous invitons ceux et celles qui seront appelés à analyser ces enjeux dans le futur à développer leur propre compréhension de l’Avis de 1998, au-delà des nombreux discours tenus depuis plus de quinze ans par les camps opposés, souverainiste et fédéraliste.

Table des matières

Table des matières
Couverture 1
Préface 12
Avant-propos 16
Introduction 20
Chapitre  1 - Le Renvoi relatif à la sécession du Québec 28
Avant-projet de loi sur la souveraineté, processus de consultation et Entente du 12 juin 1995 28
Premières contestations judiciaires : Affaire Bertrand no 1 et Affaire Singh 32
Le référendum du 30 octobre 1995 et la suite des contestations judiciaires 35
Initiation du Renvoi relatif à la sécession du Québec 39
Nomination de l’amicus curiae et auditions du Renvoi 41
Chapitre  2 - Réponses de la Cour suprême à la première question 48
Compétence de la Cour suprême et justiciabilité des questions soumises 48
Constat de la Cour : la Constitution écrite est muette 51
Innovation de la Cour : les principes constitutionnels sous-jacents 53
Les principes constitutionnels sous-jacents mènent à l’obligation de négocier 59
La clarté référendaire : question et majorité 62
Peuples autochtones : participation, consentement et partition 101
Formules d’amendement 116
Impasse des négociations et principe de l’effectivité en droit canadien 121
Chapitre  3 - Réponses de la Cour suprême à la deuxième question 126
Juridiction et compétence de la Cour 127
Droit à la sécession en droit international 127
Effectivité, contrôle du territoire et reconnaissance internationale 142
Chapitre  4 - Perspective internationale 158
Les Balkans 159
L’Écosse et la Catalogne 175
Conclusion 204
Notes 218
Remerciements 270

Compléments