Hérétiques

Livre numérique

En 1905, à trente et un ans, Gilbert Keith Chesterton réunit en un volume les articles qu’il a donnés au Daily News pendant trois ans. Ce livre, Hérétiques, allait faire l’effet d’un « coup de vent dans une pièce mal aérée ». Chesterton y attaque les maux de la modernité : la croyance au progrès, le scepticisme, le déterminisme et les paroles creuses en tous genres. Ses contemporains – Rudyard Kipling, George Bernard Shaw, H.G. Wells – sont copieusement malmenés, mais avec tout l’esprit d’un homme lucide et plein d’humour, à qui il est par conséquent égal de parler sérieusement de religion…

Valery Larbaud, qui lui rendit visite en Angleterre, devait laisser un portrait inoubliable de celui qu’on surnommait « le prince du paradoxe » : un géant, oscillant entre l’enfance et la sagesse, à qui il tombait des allumettes des cheveux lorsqu’il secouait la tête. C’est la voix de ce géant, tonitruante et espiègle, que ce livre donne à entendre.

Table des matières

Table des matières
HÉRÉTIQUES 5
À propos d’Hérétiques (1905) 7
1 Remarques préliminaires sur l’importance de l’orthodoxie 13
2 De l’esprit négatif 27
3 M. Rudyard Kipling et ce qui rétrécit le monde 37
4 M. Bernard Shaw 51
5 M. H. G. Wells et les géants 63
6 Noël et les esthètes 81
7 Omar et la vigne sacrée 91
8 La modération de la presse à sensation 101
9 Les états d’âme de M. George Moore 115
10 Les sandales et la simplicité 121
11 La science et les sauvages 129
12 Le paganisme et M. Lowes Dickinson 139
13 Celtes et celtophiles 155
14 De certains écrivains modernes et de l’institution de la famille 161
15 Les romanciers mondains et le grand monde 175
16 M. McCabe et une frivolité divine 193
17 De l’esprit de Whistler 209
18 L’illusion de la jeune nation 221
19 Les bas quartiers et leurs romanciers 239
20 Observations finales sur l’importance de l’orthodoxie 255
Table 273

Compléments