La parodie dans la bande dessinée franco-belge

Critique ou esthétisme?

Livre numérique

  • Éditeur québécois

La parodie, qui consiste en une imitation caricaturale d’une œuvre ou d’une personne, est présente dans la bande dessinée dès les débuts de celle-ci. Elle acquiert néanmoins rapidement un deuxième degré en devenant une parodie de genre quand, notamment, la série Lucky Luke parodie l’épopée western. Elle franchit un troisième degré, au cours des années 1970, quand la bande dessinée se met à se moquer d’elle-même, évoluant en une parodie de bande dessinée de genre ou parodie formelle. La bande dessinée se réfère alors à elle-même, au risque de devenir moins lisible par le grand public, mais contribue ainsi à sa légitimation en tant qu’art.

Pierre Huard étudie ce jeu hypertextuel grâce à une analyse exhaustive appuyée sur la sémiotique visuelle et la critique artistique des œuvres. Il montre les liens entre un corpus de dix bandes dessinées franco-belges, publiées entre 1952 et 1994 et jugées exemplaires par la critique spécialisée, et un ensemble d’autres œuvres dont les traits sont imités ou déformés. Il propose par ailleurs une grille d’analyse très détaillée sur les caractéristiques narratives et visuelles de la bande dessinée, un apport considérable à ce domaine pour lequel l’analyse se fait encore trop rare. Tout comme son objet d’étude, donc, Pierre Huard contribue à sa façon, dans cet ouvrage, à la légitimation du neuvième art.

Table des matières

Table des matières
Couverture 1
Présentation de la collection "Publics et culture" 4
Préface 9
Remerciements 13
Table des matières 15
Liste des figures et des tableaux 19
Introduction 23
Chapitre 1 - Problématique de la recherche 27
1.1. La parodie dans la bande dessinée franco-belge 27
1.2. L’importance de la notion de genre dans le développement de la bande dessinée franco-belge 30
1.3. La légitimation du champ et l’exercice de la parodie 35
1.4. Les efforts théoriques entourant la parodie dans la bande dessinée 38
1.5. L’hypothèse de recherche et le cadre d’interprétation 42
Chapitre 2 - Cadre théorique et méthodologique 53
2.1. L’œuvre bédéesque comme hypertexte 54
2.2. La bande dessinée comme objet sémiotique : les principaux travaux 58
2.3. Le cadre méthodologique 63
2.4. La démarche de l’échantillonnage 77
2.5. Les acteurs sociaux autorisés (ou retour au cadre théorique) 80
2.6. Les acteurs sociaux considérés dans le cadre de cette étude (ou retour au cadre méthodologique) 103
2.7. La présentation du corpus : l’échantillon retenu pour l’analyse 106
2.8. Les opérations lors de l’analyse 118
Chapitre 3 - Résultats de l’analyse 121
3.1. Les chapeaux noirs de Franquin (1952) 122
3.2. Des rails sur la prairie de Morris et Goscinny (1955) 124
3.3. Chaminou et le Khrompire de Macherot (1964) 126
3.4. Les films de chevalerie de Gotlib et Alexis (1970) 129
3.5. Le démon des glaces de Tardi (1974) 132
3.6. Le retour d’Al Crane de Lauzier et Alexis (1978) 136
3.7. La vie exemplaire de Jijé de Chaland (1981) 140
3.8. Les disparus d’Apostrophes de Pétillon (1982) 144
3.9. Cité Lumière de Benoît (1986) 148
3.10. À mort l’homme, vive l’ozone de Desberg et De Moor (1994) 152
Chapitre 4 - Synthèse des résultats, interprétation et discussion 159
4.1. Les principaux hypotextes 160
4.2. Les relations et les pratiques hypertextuelles dominantes 162
4.3. Les modalités du jeu hypertextuel dans les pratiques dominantes 166
4.4. L’évolution des pratiques hypertextuelles : éléments de discussion 212
Conclusion 247
Annexe - La parodie dans la BD franco-belge : grille d’analyse 257
Bibliographie 263
Dans la collection Publics et culture 273
Sans titre 276

Compléments