La Fin d'un partage. Nature et société de Durkheim à Descola

Nature et société de Durlheim à Descola

Livre numérique

Les relations de l'homme et de son organisation sociale au milieu naturel ont longtemps été étudiées dans le cadre d'une opposition entre nature et société. Mais la crise écologique invite à nous interroger sur ce partage, et à revenir sur le sens de ce clivage. L'objectif de ce livre est d'éclairer les ambiguïtés du rapport à la nature des modernes, en relisant du point de vue de la nature cette histoire jalonnée par trois œuvres, Les formes élémentaires de la vie religieuse de Durkheim, La pensée sauvage de Lévi-Strauss et Par-delà nature et culture de Philippe Descola. Y a-t-il un paradoxe à parler de la nature comme d'un fait social ? Quelle signification et quelle valeur accorder aux sociétés restées indifférentes au partage entre nature et société ? Quels concepts mobiliser aujourd'hui pour faire face à la transformation de nos rapports collectifs à la nature ? Alors que la nature est de plus en plus humanisée et que les affaires humaines doivent en retour toujours plus composer avec elle, le grand partage du naturel et du social semble perdre toute pertinence.

Table des matières

Table des matières
La Fin d'un partage. Nature et société de Durkheim à Descola 1
Introduction 7
Chapitre 1 : La société dans le miroir de la nature Autour de l’anthropologie religieuse durkheimienne 27
Chapitre 2 : Ordonner les choses, gouverner les hommes La raison classificatoire après Durkheim 81
Chapitre 3 : La nature dans un monde de signes.L’accès collectif à la nature chez Lévi-Strauss 139
Chapitre 4 : La nature au cœur de l’anthropologie : Espace, technique, production 199
Conclusion La cosmologie des modernes et ses transformations 281
Bibliographie 295
Index 305
Remerciements 307
Table des matières 309

Compléments