Cinéma : Autopsie d'un meurtre

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10 % des films sortis chaque année réalisent 90 % des entrées. Les mauvais films font de plus en plus d'entrées, les bons de moins en moins. Comme si les spectateurs se satisfaisaient désormais du simulacre de cinéma qui leur est proposé, sous la forme de produits audiovisuels fabriqués avec l'argent de la télévision et pour la télévision. Grâce à l'obstination de quelques-uns, le cinéma est encore un art. Mais pour combien de temps encore ? Et comment en est-on arrivé là ? Si par nature le cinéma est d'un même élan art et industrie, il est aujourd'hui de moins en moins une industrie et de plus en plus un commerce, en ce sens que les opérateurs portent leurs efforts non plus sur le produit, mais sur le marketing. Entre le cinéma majoritaire et le cinéma d'ambition, le courant ne passe plus, la circulation a cessé. Situation aggravée par le renoncement d'une partie des médias, qui paraissent n'avoir d'autre fonction que de relayer et d'amplifier les opérations promotionnelles.

Table des matières

Table des matières
Cinéma :Autopsie d’un meurtre 5
AUCUNE VICTIME N’EST À DÉPLORER 7
L’INDIVIDU EST SOLUBLE DANS L’OPINION COMMUNE 11
DU SPECTATEUR AU CONSOMMATEUR 25
VOIR, REGARDER 33
LE BON SENS PRÈS DE CHEZ VOUS OU LE TRIOMPHE DU LIEU COMMUN 39
LE CINÉMA EST UNE TÉLÉVISION QUE L’ON PEUT REGARDER EN SORTANT DE CHEZ SOI 53
À FORCE DE NE PAS DIRE QUE LES FILMS SONT MAUVAIS, ON FINIT PAR LES TROUVER BONS 99
PAYSAGE AVANT LA BATAILLE 125
TABLE DES MATIÈRES 135

Compléments