« Je couvre la boxe depuis près de 30 ans. J’ai vu Eddie Melo, Donato Paduano, Gaétan Hart contre Aaron Pryer, j’ai rencontré Muhammad Ali, chez lui à Deer Lake, j’ai couvert Leonard contre Duran, les frères Hilton, Stéphane Ouellet, Lucas et les autres. Vendredi soir, à partir de la fin du troisième round, j’ai rarement vu pareille démonstration de courage par un boxeur. (…) Quand on a vu le bras de Pascal littéralement détaché de l’épaule en retournant dans son coin au 10e round, on a eu la gorge serrée. C’était irréel. Jean Pascal a gagné plus qu’un combat, vendredi soir au Centre Bell. Il a gagné le respect et l’amour des Québécois. Qu’ils aiment la boxe ou non », écrit Réjean Tremblay dans La Presse à la suite du second duel Pascal contre Diaconu disputé le 11 décembre 2009.
Né à Port-au-Prince, Jean Pascal s’est initié à la boxe à l’âge de 13 ans. En vertu d’un parcours amateur exceptionnel qui le mène notamment aux Jeux olympiques d’Athènes en 2004, Pascal est considéré par les observateurs comme un véritable joyau.
Rapidement après ses débuts professionnels, il unifie les titres nord-américains et fait bonne figure dans les classements mondiaux. Une première tentative en championnat du monde face au Britannique Carl Froch lui vaut en décembre 2008 son unique revers en carrière. À sa seconde chance six mois plus tard, il remporte la ceinture de champion du monde du World Boxing Council (WBC) dans la division des mi-lourds.
L’année suivante, Pascal défait Chad Dawson, alors considéré comme l’un des meilleurs boxeurs de la planète. Le Ring Magazine le hisse au sommet de son classement des mi-lourds et lui remet sa prestigieuse ceinture. Jean Pascal accède au statut de champion linéaire de la division.
Depuis, il poursuit sa route en confrontant les meilleurs pugilistes de manière à devenir le plus grand boxeur au monde.