Tous les critiques s’entendent pour voir en Angéline de Montbrun le premier roman psychologique de la littérature québécoise. Comme Jane Austen, comme les Brontë, ses consoeurs romancières ironiques ou passionnées, Laure Conan se tourne résolument, dans cette oeuvre, vers les méandres de la vie intérieure, auxquels elle subordonne les réflexions sociales et politiques pourtant abondantes. Grâce à une indéniable maîtrise technique, qui combine le roman par lettres et le journal intime, elle trace le portrait d’une conscience tourmentée.
L’ouvrage comprend une postface de Lori Saint-Martin ainsi qu’une chronologie et une bibliographie.