Volume 41, numéro 3, 2005
  • Éditeur québécois

Malgré une admiration persistante de la part du public et l’appui indéfectible des institutions officielles, la poésie semble de plus en plus difficile à faire passer dans l’enseignement. Cela étonne d’autant plus qu’elle est, depuis quelques années, l’objet de plusieurs nouveaux rituels de consécration massive : festivals, marchés et printemps divers, concours et campagnes s’affichant dans le métro ou ailleurs.

Nous avons demandé à des professeurs venus de trois sociétés francophones (Belgique, France, Québec) de nous livrer une réflexion sur leur pratique d’enseignement de la poésie et sur les théories sur lesquelles ils s’appuient. En resituant le texte poétique dans son contexte, mais aussi dans l’histoire de la littérature et des genres littéraires, nos collaborateurs ont interrogé la poétique d’un auteur (Cendrars, Musset), d’un mouvement (le surréalisme), ou encore l’évolution d’une forme (le poème philosophique). Leurs propositions vont dans le sens d’une réactualisation des corpus et méthodes d’analyse et d’une interrelation plus étroite entre l’étudiant, l’enseignant et le texte.