Image de couverture (Volume 44, numéro 1, 2008)
  • Éditeur québécois

Donner son aval à une cause, clamer son allégeance ne se fait jamais dans l’indifférence. Une force de conviction se manifeste, de même que la tension vers un but auquel on souhaite rallier auditeurs ou lecteurs. Quant au dictionnaire, il propose une définition de l’engagement en ces mots : « Acte ou attitude de l’intellectuel, de l’artiste qui, prenant conscience de son appartenance à la société et au monde de son temps, renonce à une position de simple spectateur et met sa pensée ou son art au service d’une cause[1]. » Qu’en est-il de la littérature : est-elle un espace propice à l’engagement ? En dépit de la difficile cohabitation entre les canons littéraires et l’engagement, que les études de Sartre et de Barthes, notamment, ont abordée sous des angles particuliers, parfois contestés comme l’a fait ressortir Benoît Denis dans son ouvrage Littérature et engagement : de Pascal à Sartre[2], la littérature regorge de ces élans d’adhésion à une cause que les pratiques d’écriture soutiennent avec des tons et une intensité variables.