Politique et Sociétés. Vol. 34 No. 2,  2015
  • Éditeur québécois

Bien que le vote stratégique soit un thème récurrent lors des campagnes provinciales électorales québécoises, aucune étude n’a analysé le vote stratégique au Québec. En utilisant un sondage du projet Making Electoral Democracy Work, cet article comble cette lacune dans la littérature et analyse l’élection québécoise de 2012 en répondant à deux objectifs principaux : déterminer la proportion de votes stratégiques et identifier les variables individuelles qui influencent la probabilité qu’un électeur opte pour une coordination stratégique. Les résultats indiquent que, dans l’ensemble, 8,4 % des votes peuvent être dits stratégiques. Quant aux déterminants du vote stratégique et tel qu’attendu, le fait pour un électeur d’être partisan et d’avoir un plus grand écart de préférence entre les deux options favorites diminue sa propension à déserter son premier choix. Toutefois, contrairement aux attentes, le niveau de sophistication politique n’influence pas significativement la probabilité qu’un électeur opte pour une coordination stratégique.