Iron skulls
  • Éditeur québécois

Je n’arrive pas à croire que je m’apprête à offrir mon expertise en tatouage pour dessiner cette satané tête de mort, cet emblème qui selon moi ne correspond qu’à la fatalité et la désolation. Ça me répugne! J’ai vu ce symbole des milliers de fois sur le corps de plusieurs mecs lorsque je n’étais encore qu’une enfant, et malgré moi je pourrais le dessiner les yeux fermés. Ce même symbole où quand on lui prête allégeance, on laisse derrière soit son humanité, son désir de vivre paisiblement. Pourtant, 15 ans plus tard, c’est au volant de
ma superbe moto que je me dirige en plein dans la gueule du chef des Iron Skulls, mon salaud de père. Je ne le fais pas par choix, croyez-moi, parce que si je l’avais, il n’y aurait jamais assez de distance entre mon géniteur et
les pulsations de mon coeur.