La nuit sauve

Pour solder la fin des cours, au début de l'été 1988, dans une vallée reculée du Québec, des adolescents se sont donné rendez-vous à la lisière d'un champ de maïs. Un feu de joie, du rock à plein volume et plusieurs motos garées près de la ferme voisine. Avec intensité, Hélène Frédérick profite de cette nuit blanche pour faire un portrait libre de cette jeunesse à travers les regards alternés de Fred – l'exclu écorché vif –, de Mathieu – le playboy contrarié –, et de Julie – la mélancolique jouisseuse.
Leurs corps tournoient entre deux âges, se perdent dans la pénombre, se jalousent de loin, s'attisent de plus près, mais on pressent qu'un drame va se produire. De cette rage de vivre, restera l'éclat persistant de quelques «étoiles filantes» à qui ce roman est dédié.