Nous sommes tous la pègre

Les années 68 de Blanchot

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Nous sommes tous la pègre

Le 18 mai 1968, sous les drapeaux rouges et noirs de la Sorbonne occupée, se constitue le Comité d’action étudiants-écrivains. Pendant des mois, ses militants se réunissent pour produire des tracts, des affiches et des bulletins et les distribuer au carrefour des rues, sur les marchés, aux portes des usines, à l’exemple des centaines de comités apparus dans la région parisienne. Délaissant la littérature, ils défendent l’espace public oppositionnel créé par le soulèvement, où ils reconnaissent l’émergence d’une parole d’outrage et la préfiguration d’un communisme libertaire.
Aux côtés de Marguerite Duras, Daniel Guérin, Jean-Jacques Lebel, Dionys Mascolo et d’une vingtaine d’autres écrivains et intellectuels, Maurice Blanchot s’engage corps et âme dans ce comité. Se mêlant aux foules insurgées, il prend le parti de la « pègre », des « émeutiers » et des « enragés », de tous ceux qui s’éprouvent ingouvernables. Ces semaines insurrectionnelles qui viennent clore pour lui une décennie d’engagements anti-autoritaires lui donnent le sentiment d’être à la fin de l’histoire, toute communauté dissoute, tout pouvoir destitué : « la révolution est derrière nous ».

Table des matières

Table des matières
Couverture 1
Du même auteur 4
Titre 5
Copyright 6
Exergue 7
Lors de la parution... 9
I. D’UNE FIN DE L’HISTOIRE À L’AUTRE 11
II. NAISSANCE D’UN COMITÉ 23
III. UNE CLANDESTINITÉ À CIEL OUVERT 35
IV. LES ACTIONS EXEMPLAIRES 47
V. QUAND ORPHÉE DESCEND DANS LA RUE 61
VI. LE ROMANTISME RÉVOLUTIONNAIRE 73
VII. UN POUVOIR SANS POUVOIR 85
VIII. L’ABSENCE DE LIVRE 97
IX. FORMEZ DES COMITÉS DE RÊVE 109
X. LA RÉVOLUTION DERRIÈRE NOUS 121
Remerciements 133
Table des matières 135
« PARADOXE » 138
Justification 141