Le lac de singes
  • Éditeur québécois

Quand elle est fatiguée, la mère de Pilou mêle souvent les mots. Un soir, plutôt que de lui demander de jeter ses vêtements dans le sac de linge sale, elle lui propose de les mettre dans le lac de singes. L’enfant rit, puis se glisse sous les couvertures avec cette image en tête. Le lapsus évocateur agit alors comme une véritable clé magique, entraînant le garçon dans un rêve fascinant, peuplé de singes et de créatures tantôt merveilleuses, tantôt effrayantes.
« Les jours de fatigue,
ma mère dit des mots à l’envers.
Les animaux deviennent des arimaux,
un sac de linge se transforme en lac de singes.
Et moi, Pilou, je deviens Loupi et parfois,
le soir venu, je plonge avec ses mots
dans le lac merveilleux de la nuit. »