Le peuple rieur
  • Éditeur québécois

Le livre que vous vous apprêtez à lire raconte la très grande marche d’un tout petit peuple, il refait à la fois le chemin de sa joie et son chemin de croix. Présente aux premières lignes du journal de voyage de Champlain, aujourd’hui aussi familière que mystérieuse, la nation innue vit et survit depuis au moins deux mille ans dans cette partie de l’Amérique du Nord qu’elle a nommée dans sa langue Nitassinan : notre terre.

Au fil des chapitres, vous allez accompagner le jeune anthropologue que j’étais au début des années 1970, arrivé à Ekuanitshit (Mingan). Vous le devinez, ces petites histoires sont prétextes à en raconter de plus grandes. Celles d’un peuple résilient, une société traditionnelle de chasseurs nomades qui s’est maintenue pendant des siècles, une société dont les fondements ont été ébranlés et brisés entre 1850 et 1950, alors que le gouvernement orchestrait la sédentarisation des adultes et l’éducation forcée des enfants. Ce récit commence dans la nuit des temps et se poursuit à travers les siècles, jusqu’aux luttes politiques et culturelles d’aujourd’hui.

— Serge Bouchard

Table des matières

Table des matières
LE PEUPLE RIEUR. Hommage à mes amis innus 1
Page de titre 5
Dédicace 7
Mot du chef d’Essipit 9
Prologue. Dans mon livre rouge 14
Nitassinan : le pays des Innus 23
Chapitre 1. Le rire d’un homme bon 24
Chapitre 2. Terre des morues 36
Chapitre 3. Les îles flottantes 60
Chapitre 4. Le pain d’Élisabeth 114
Chapitre 5. L’animation du monde 146
Chapitre 6. Le temps des fourrures 180
Chapitre 7. Essipit, «la rivière aux coquillages» 214
Chapitre 8. Un triste chapitre pour les enfants de l’État 258
Épilogue. Ils seront là demain 286
Remerciements 301
Iconographie 303
Sources et ressources 307
Table des matières 317