Les mariages entre les zones trois, quatre et cinq

Les mariages entre les zones trois, quatre et cinq

Souveraine de la Zone Trois, une contrée à la prospérité éclatante, tournée vers la sensibilité et les arts de l’esprit – mais dont l’hédonisme a cependant émoussé ses habitants – la reine Al•Ith reçoit un jour des Pourvoyeurs, ces entités supérieures qui régentent le destin de ces terres, l’Ordre d’épouser le roi de la Zone Quatre, un pays rude, grossier et belliqueux, dont le peuple vit dans la pauvreté en raison de guerres incessantes et voraces.
Ce mariage, ou plus précisément l’union charnelle des deux seigneurs, doit permettre l’épanouissement d’une existence neuve, meilleure, dans les deux Zones. Malgré leur hostilité initiale, malgré tout ce qui les sépare et la brutalité dont fait tout d’abord preuve ce roi élevé dans la certitude de sa supériorité intrinsèque, Al•Ith et Ben Ata vont finir par s’aimer – et le second par apprendre avec stupéfaction, dans les bras de son amante, les inestimables trésors que recèle une relation égalitaire entre les sexes.
Pourtant, alors qu’un fils naquit finalement de cette union, la reine Al•Ith est sommée de quitter la Zone Quatre pour retourner dans sa contrée d’origine, où elle est désormais une étrangère. Repoussée par ses pairs comme par son peuple, elle demandera à émigrer en Zone Deux, aussi supérieure à la Zone Trois que cette dernière l’est par rapport à la Zone Quatre. Ben Ata, pour sa part, recevra l’ordre d’épouser la souveraine de la Zone Cinq, un pays primitif dont les habitants sauvages vivent de pillage…
Allégorie subtile sur les rapports entre hommes et femmes, réflexion douce-amère sur les mystères du sexe et de l’amour, ode inoubliable à la féminité, mais aussi portrait en creux d’une lutte éternelle pour l’égalité qui toujours en appelle au meilleur de ses protagonistes, Les Mariages entre les Zones Trois, Quatre et Cinq forme l’une des pierres angulaires d’une série visionnaire qui s’est donné pour ambition, à travers une « fable puissante, narrativement audacieuse » (Hubert Prolongeau, Télérama), de disséquer les secrets de l’humanité. Le tout au fil d’une plume grandiose, travaillée avec une évidente maestria.