Les crimes technologiques
  • Éditeur québécois

En mai 2017, des milliers d’ordinateurs à travers le monde sont ciblés par une cyberattaque sans précédent. Les progrès dus au développement de nouvelles technologies, dans tous les domaines, sont indéniables, mais les usagers sont loin de se douter combien leur confiance envers le numérique peut les rendre vulnérables. La crédulité a un prix, celui de la sécurité.
Marc Goodman nous en fait la démonstration dans ce document à saveur de polar qui nous transporte dans le monde occulte de la cybercriminalité. Personne ne semble pouvoir y échapper, de nombreuses entreprises sont citées comme victimes d’attaques de grande envergure : Target, Sony, Amazon, Google, Dropbox, Facebook. Il en résulte que les informations personnelles des usagers sortent du domaine privé et deviennent accessibles aux criminels, aux escrocs et même aux gouvernements étrangers. Les nouvelles formes de banditisme sont très variées : usurpation d’identité, piratage de cartes de crédit, escroquerie, fraude fiscale, arnaque à l’assurance, espionnage industriel, pour ne citer que celles-là, allant même jusqu’à prédire l’espionnage dans nos foyers par le biais de nos objets connectés.
Avec l’explosion quantitative des données numériques est né le « Big Data », soit la collecte, le stockage et l’analyse rapide d’un nombre indicible d’informations pour obtenir des renseignements utilisables à différentes fins. S’il apporte des bénéfices, il peut également générer des inconvénients, comme le souligne Goodman, notamment à cause du manque de protection de ces données que nous créons chaque instant.
S’appuyant sur de nombreux exemples, l’auteur nous alerte à propos des dangers d’une civilisation hyperbranchée, mais nous propose néanmoins des pistes de solution pour reprendre le contrôle de notre vie connectée.