Les Ganguesses

Des vacances très mouvementées !La sociologue Maïlys Gordon pense qu'elle va passer, à Saint-Pierre-la-Mer, des vacances tranquilles auprès de sa tribu : Josépha sa collègue, Katherine la journaliste, Olympe et Elphie, deux adolescentes nièce et filleule sur lesquelles elle a promis de garder un œil pendant l'été.Mais ça démarre mal : le massif de la Clape est en feu, les amies ne sont pas au rendez-vous, un homme est abattu en pleine rue sous les yeux des vacanciers et les gamines violentes, incontrôlables et cruelles, font vivre un enfer aux adultes qui n’y comprennent rien. Elles se font appeler les “Ganguesses”, se castagnent, s’insultent mais chassent en meute.Après leurs ravages dans cette paisible station balnéaire, qui peut encore s’imaginer que les filles sont moins violentes que les garçons ?Un thriller à la fois psychologique et social, au suspense haletant jusqu'à la dernière ligne !EXTRAITElle lui avait dit : « Je vais aller faire pipi. »C’est alors que l’incendie avait démarré.Aux premières fumées, elle l’avait entraîné en courant vers la voiture pour y prendre l’extincteur.Elle n’était pas inquiète. Elle avait gardé son sang-froid. Aucun signe de panique. Même lorsqu’ils n’avaient pas retrouvé la voiture, elle avait gardé le sourire.Elle l’avait guidé dans les taillis en lui tenant la main et finalement, comme par caprice, elle l’avait abandonné au milieu de nulle part, perdu, affolé.Léger petit elfe diabolique, elle avait disparu derrière un écran de fumée bleue.La broussaille d’un maquis recroquevillé par une sécheresse sans précédent, le vent jouant avec le feu, le massif de La Clape allait connaître un incendie de plus.CE QU'EN PENSE LA CRITIQUECe n'est pas son coup d'essai mais cela ressemble à un coup de maître : le nouveau roman de Sylvie Gaillaguet accroche le lecteur du début à la fin de ses quelque 300 pages. - J.-P. Ch., L'independant.frÀ PROPOS DE L'AUTEURSylvie-Pascale Gaillaguet est psychosociologue et œuvre sur de nombreux problèmes de société. Son métier lui apporte un certain regard sur les comportements sociaux qu'elle côtoie quotidiennement. De la réalité du terrain et de ses recherches à la fiction, elle n'a eu qu'à rassembler des éléments et détails pour ciseler des histoires dont les intrigues sont proches du réel. Elle partage avec nous, en écrivant des polars, sa certitude que le meurtre n'est finalement qu'une des circonstances de la difficulté d'être.