Des subprimes au populisme

Confessions d'un libéral (presque) repenti

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Des subprimes au populisme

La montée des populismes en Europe est une des retombées de la crise des subprimes.La débâcle des subprimes a exposé les failles de la construction européenne, l’échec de la monnaie unique, la financiarisation à outrance du capitalisme et la paupérisation des classes moyennes et des classes populaires. La montée du populisme en est la conséquence. L’Europe n’a d’autre choix que sa refondation, dans un environnement géopolitique dessiné par les Américains, les Chinois et les Russes, dont elle est progressivement exclue. La position financière de la France est d’une telle précarité que le redressement sera forcément difficile, mais indispensable pour refonder l’Europe.L’année 2017 engage une décennie clef pour l’Europe : elle marquera soit le renouveau et la reconquête, soit la vassalisation et la disparition dans les oubliettes de l’Histoire.Un essai très intéressant pour comprendre la situation européenne actuelle et l'enjeu des années à venir.EXTRAITDans un monde en devenir, quelle sera la place de l’Europe qui manque de vision et s’exclut des grands mouvements géopolitiques par son inaction au-delà des mots, des petites phrases, des grandes et petites lâchetés, des renoncements et des compromissions, et surtout d’une ambition réduite à quelques prés carrés et intérêts particuliers, alors qu’une partie croissante de sa population s’interroge sur la validité d’une construction européenne dont elle ne voit plus l’objectif, conteste le mode de fonctionnement, n’y trouve plus son intérêt ?Et la France, microcosme de l’Europe, où la dichotomie entre les élites et la population n’a jamais été aussi marquée, où depuis les années quatre-vingt l’aveuglement et le déni de réalité se font une concurrence effrénée, où la consanguinité de la classe dirigeante produit les mêmes effets que la consanguinité biologique, où l’esprit corporatiste a repris une vigueur nouvelle et n’est plus l’apanage du Moyen Âge, où la fameuse « fracture sociale » dénoncée par Jacques Chirac en 1995 s’est non seulement élargie mais s’est également allongée en touchant de nouvelles franges de la population.CE QU'EN PENSE LA CRITIQUECet essai constitue un excellent outil de réflexion écrit sans tabou et avec hauteur de vue ; c’est aussi un cri d’alarme… - Bernard AttaliÀ PROPOS DE L'AUTEURPascal Morin, titulaire d’un doctorat en finance de l’Université Paris Dauphine, pratique les marchés financiers depuis le milieu des années quatre-vingt à Londres et en Suisse. Ses activités professionnelles lui ont offert un champ d’observation privilégié des évolutions sociales, économiques et politiques du monde industrialisé.