Volume 46, numéro 3, Automne 2015
  • Éditeur québécois

Le dossier préparé par François-Emmanuel Boucher, Sylvain David et Maxime Prévost est à la fois inquiétant et excitant. Espionnage, complots, secrets d’État sont à l’honneur de ce numéro d’Études littéraires, qui nous propose une exploration de « l’imaginaire de la terreur ». Très finement, les auteurs soulignent que cette terreur peut être aussi publique que privée : ainsi pour exemple le totalitarisme du quotidien et de l’espace familial dans le très célèbre 1984 de George Orwell, mais aussi au sein de la littérature argentine (qui fait écho à la dictature militaire), et dans plusieurs œuvres à tendances paranoïaques de la production contemporaine. D’autres textes reviennent sur l’âge d’or du roman d’espionnage, de Paul Féval à Ian Fleming en passant par Jules Verne et la culture pop des années 1960. Un numéro qui tombe à point dans notre ère où les démocraties occidentales ont remplacé la raison d’État par la « raison de sécurité ».