Bouddha Boudoir

Virginie Baudet est serveuse au Bouddha Boudoir, un bar branché de la capitale dont la déco regorge de bouddhas. Elle a beau y travailler depuis cinq ans, elle ne s’est jamais demandé ce qui se cache derrière ces statues nonchalantes au petit sourire en coin.Elle décide soudain de mener l’enquête avec le seul outil qu’elle ait à sa disposition : internet. Après avoir dévoré des blogs spirituels plus ou moins douteux, Virginie croit deviner que la méditation est le meilleur moyen d’entrer en contact avec Bouddha. Elle se met alors à méditer, avec acharnement mais sans grand succès. Lorsque les méditations guidées de YouTube ne suffisent plus, Virginie s’aventure dans les cours de gourous plus farfelus les uns que les autres.Au fil d’enseignements suspects et de rencontres improbables, Virginie change pourtant peu à peu de regard sur son copain Lucas, son patron Jack, sa collègue Magalie et sur tout ce qui l’entoure. C’est alors qu’une voisine en détresse lui présente un guide spirituel des plus inattendus sous les traits d’un enfant de 4 ans.En s’engageant sur le chemin de l’Éveil, Virginie ne se doute pas des conséquences sociales qu’implique un tel voyage. Et si la pleine conscience était aussi le début de la fin ?Un roman décapant qui interroge les codes sociaux et vous assure de passer un bon moment !EXTRAITJe m’appelle Virginie Baudet. J’ai vingt-cinq ans et j’étais serveuse dans un bar. Le bar en question s’appelle le Boudha Boudoir. J’ai été serveuse là-bas pendant plusieurs années, cinq précisément. Et je n’ai rien vu venir. Franchement, je n’ai pas calculé l’enchaînement des événements et je ne sais plus exactement comment tout ça a commencé. Mais si je me souviens bien, c’était un soir de service. Un soir comme un autre.Au Boudha Boudoir, je faisais des horaires de nuit, de 18 heures à 4 ou 5 heures du mat’ en général. C’est un bar branché du 11e arrondissement de Paris. Et tous les soirs c’est plein. Et toute la déco, c’est des boudhas. Juste des boudhas. Partout des boudhas. Que des boudhas.Les gens adorent cet endroit, ils adorent les boudhas. Ils sont même prêts à payer trente balles un cocktail juste parce qu’il y a des boudhas. Ça doit les détendre de boire avec l’approbation d’une divinité. Finalement c’est décalé, c’est un peu comme si on se mettait une murge avec le Christ dans un igloo. Pourquoi pas.CE QU'EN PENSE LA CRITIQUEUne Bridget Jones à la française, en somme, et qu’on prendrait bien comme copine. - Céline Vivier, Livres et FourneauxLe ton est simple, naturel mais travaillé aussi, et on le perçoit dès l’incipit. - Daniel FattoreCe roman est époustouflant du début à la fin. Une véritable tornade. - aumilieucoule.orgJ’ai refermé ce livre avec le sourire aux lèvres. - Annedu34, BabelioÀ PROPOS DE L'AUTEURElsa Levy a plus d’une corde à son arc. Auteur d’un essai remarqué intitulé Je de société en 2015, elle a aussi écrit des billets d’humeur, tenu un blog et même rédigé des piges sur la thématique environnementale. Elle est également plasticienne et comédienne. À travers ses multiples réalisations artistiques, elle questionne de façon impertinente et radicale la comédie des apparences en société.