La Déesse des marguerites et des boutons d’or

La Déesse des marguerites et des boutons d’or

Aristophane est inconsolable : ses rivaux dramaturges monopolisent toute l’attention d’Athènes, un aspirant poète en mal de reconnaissance lui colle aux basques, ses acteurs sont incapables de retenir la moindre réplique et son propre mécène semble avoir été piqué par la mouche de l’avarice.Comment La Paix, sa dernière comédie, pourrait-elle convaincre les Athéniens de s’opposer à la guerre contre Sparte dans de telles conditions ?Mais il y a pire. Aristophane ignore que les généraux de Sparte et d’Athènes ont confié à Laet, la déesse de la bêtise et des mauvais choix, la mission d’instiller le chaos et le bellicisme à Athènes. Pour contrer l’influence de Laet, la déesse Athéna dépêche Brémusa, une redoutable mais peu loquace amazone, et Métris, une nymphe désarmante de naïveté au secours de La Paix.Jonglant entre les mouvements d’humeur de dieux tatillons, des débats politiques qui rappellent furieusement ceux du XXIe siècle, les luttes intestines dans les coulisses d’un théâtre et un aperçu de la vie dans la Grèce antique, Martin Millar compose une farce spirituelle et fort à-propos sur nos petits et grands travers.EXTRAITL’Agora ne désemplissait jamais. Tout le monde venait y faire ses courses. Les pièces volaient de bouche en main et de main en caisse, au rythme des produits achetés et vendus. Les marchands criaient leurs prix, les amis se saluaient et se donnaient des nouvelles, de temps à autre un petit garçon échappait à la surveillance de son tuteur pour venir chercher refuge derrière les étals. À quelques jours du festival des Dionysies, la place était noire de monde.Aristophane aimait beaucoup cet endroit. Non qu’il fût particulièrement doué pour faire le marché ou tenir une maison – pour l’essentiel, il laissait cela à son majordome Epiktetos – mais l’Agora était un excellent terrain d’observation, et l’une des principales sources d’inspiration des pièces qu’il écrivait. Les gens savaient qu’Aristophane les observait. Cela ne les dérangeait pas. Pour beaucoup, c’était devenu un sujet de plaisanterie.CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE- « Un roman à la Martin Millar, c’est-à-dire avec un cœur grand comme ça, drôle voire timbré sur les bords, et bien plus profond qu’il n’en a l’air de prime abord. » - Jonathan Wright, The Guardian- « L’intrigue et les personnages de Martin Millar sont à la limite de l’univers de la bande-dessinée, mais l’auteur a serti son récit d’informations passionnantes sur l’époque et la comédie grecque. Les chapitres très courts, l’alternance des points de vue des personnages principaux donnent à ce roman un rythme maniaco-euphorique des plus plaisants. Une lecture d’évasion diablement intelligente. » - Publishers Weekly- « Martin Millar mélange les personnages réels et les fictifs, les dieux, les personnages de la mythologie grecque dans une histoire un peu folle, naïve, drôle, réjouissante, un pur bonheur de lecture qui amène le sourire à quasiment toutes les pages. » - Yves Mabon, Lyvres.frÀ PROPOS DE L'AUTEURMartin Millar est né à Glasgow, en Ecosse, et vit à Londres. Ses romans sont traduits dans le monde entier. Sous le pseudonyme de Martin Scott, il est aussi l’auteur de la série de science-fiction Thraxas, qui a remporté en 2000 le World Fantasy Award dans la catégorie « roman ». Neil Gaiman, qui compte parmi ses plus grands admirateurs, l’a comparé à « un Kurt Vonnegut qui aurait eu les pires fréquentations du monde ». Après Les petites fées de New York et les deux tomes de la série Kalix, La Déesse des marguerites et des boutons d’or est le quatrième roman de Martin Millar publié aux éditions Intervalles.