Paris va mourir

Paris en proie à une vague d’attentats terroristes ?Dans un Paris où la population sombre lentement dans la psychose, les services secrets sont sur les dents : il leur faut à tout prix arrêter une série d’attentats qui transforme la ville lumière en ville morte.Une grenade sur un bateau mouche ?C’est l’inquiétude.Une bombe dans un train ?Le début de l’hystérie.Des bus qui explosent ?La porte ouverte aux émeutes.Les services secrets ont intérêt à se dépêcher : quelqu’un essaye tout simplement de transformer la ville lumière en ville… morte.Dans ce thriller qui n’hésite pas à jouer sur des angoisses très contemporaines, Francis Ryck tamponne l’actualité avec 40 ans d’avance !EXTRAITEn dix minutes, le service d’ordre avait été organisé. Les ambulances de la police se garaient sur le quai où la vedette venait d’être amarrée.Trafic fluvial interrompu, projecteurs des bateaux-pompes braqués sur la scène, le pont et les berges noirs d’une foule compacte, silencieuse. Les voitures de la police, des uniformes, des types en imperméables qui se hâtaient, passaient au milieu des éclairs de flashs.Les civières s’alignaient autour des ambulances pleines qui démarraient en trombe, cela continuait, paraissait ne devoir jamais s’arrêter.CE QU'EN PENSE LA CRITIQUEVoilà un thriller qui conserve toute son actualité et qu’on dévore avec autant de curiosité et d’intérêt que d’effroi. - Serge Cabrol, Encres VagabondesÀ PROPOS DE L'AUTEURNé à Paris en 1920, Yves Delville, alias Francis Ryck vit ses premières années dans une famille bourgeoise mais bohème. Ses incartades et son caractère rebelle le mèneront à poursuivre ses études chez les Frères en Belgique.En 1938, il s’engage dans la Marine mais, fait prisonnier, il simulera la folie pour échapper aux camps. De retour à Paris en 1943, il se marie et a deux enfants. Il commence à écrire sur tous ces marginaux qu’il a côtoyés pendant ses années d’errance : ces escrocs, ces bandits, ces braqueurs, ce sont ses amis. Il déteste le monde des petits-bourgeois étriqués. Ce descendant d’une famille russe aime les personnages fantastiques, extravagants comme sa grand-mère dont il adoptera le patronyme : Yves Dierick, puis Ryck. Ses romans marquent une rupture dans les mondes du polar et de l’espionnage faisant de lui un des précurseurs du néo-polar.Atypique, ce voyageur vagabond hantera les routes du monde entre l’Espagne et l’Inde, le Tibet et Ceylan pour se retrouver finalement dans un Ashram en Provence. Il mettra alors en scène ces hippies, ces néo-bouddhistes, que l’on retrouvera dans les nombreux films qui jalonnent sa carrière.Dans les années 70-80 il mènera, entre Paris et Provence, une vie de tous les excès. Il écrira jusqu’au bout du rouleau pour s’éteindre en 2007.