Le jour où la lenteur s'est emparée de moi
  • Éditeur québécois

Le jour où la lenteur s'est emparée de moi

par Marie-France Gaumont

Réflexions sympathiques pour plonger dans la lenteur
après un épuisement professionnel

Il y a quelques mois, j'ai reçu une punition pour excès de vitesse. Une sorte de quarantaine prescrite et obligatoire que certains appellent un congé de maladie prolongé pour guérir d'un épuisement professionnel. Ne riez pas. Il y a plus facile que de ralentir quand on a pratiquement atteint la vitesse du son. Des mois à devoir me refaire, à me remodeler alors que j'avais perdu la forme et le bon sens.

A la longue et à force de me donner du temps, je me suis fait du bien. A grandes doses de réflexions sympathiques, je me suis offert 31 billets pour la lenteur. Aller seulement. Le retour n'est pas nécessaire quand on souhaite se donner de l'élan. Et c'était bien là mon intention.