Printemps de force
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L’année 2012 a vu émerger sur la scène politique québécoise un mouvement étudiant combatif, déterminé et uni. Or le Printemps érable, loin d’être un phénomène de génération spontanée, est le fruit d’une longue histoire dont les racines plongent jusqu’aux premiers jours de la Révolution tranquille.

Au croisement des influences des partis politiques, des groupes révolutionnaires et des syndicats, depuis plus d’un demi-siècle, le milieu étudiant a su à la fois faire entendre ses revendications, et développer ses propres stratégies et pratiques. Cet ouvrage raconte les multiples élans et conflits qui ont marqué le mouvement: les bras de fer engagés avec les autorités, mais aussi les rapports de force et tensions entre et au sein des associations nationales. Puisant dans de nombreuses archives et nourri d’une vingtaine d’entrevues, l’auteur nous fait découvrir l’étoffe de l’un des plus redoutables mouvements sociaux d’Amérique du Nord.

Table of Contents

Table of Contents
Printemps de force 1
Page de titre 4
Dédicace 6
Liste des acronymes et abréviations 9
Introduction 16
Le concertationnisme étudiant 24
Le syndicalisme de combat étudiant 27
Les origines françaises 29
La charte de Grenoble et la définition de «jeune travailleur intellectuel» 30
Chapitre 1. La préhistoire du mouvement étudiant (les années 1950) 32
Duplessis, l’Église et l’éducation 33
Les premières associations, le personnalisme et les jeunesses catholiques 35
Un début timide de contestation 37
Chapitre 2. Participer, contester, s’organiser (1961-1973) 40
La Révolution tranquille, le rapport Parent et la radicalisation politique 41
La prise de conscience syndicale 47
Les journaux étudiants, berceaux de la réflexion syndicale 49
La FAGECCQ : entre respect de l’autorité et préoccupations syndicales 50
L’UGEQ : première centrale syndicale étudiante 54
Les occupations de 1968: «participer, c’est se faire fourrer!» 58
Octobre 1968: le «pouvoir étudiant» en acte 66
Déconfiture générale 75
Un mouvement sans organisation: le hara-kiri des associations étudiantes 77
Du syndicat étudiant à la minorité agissante 82
L’incendie à Sir George Williams 84
L’opération «McGill français» 85
Émeute contre la Murray Hill 87
Manifestations contre la loi 63 88
La crise d’Octobre et la remise en question 89
Naissance des organisations d’extrême gauche 91
Fin de la révolution tranquille : vers un renouveau syndical ouvrier et étudiant 95
Conclusion 99
Chapitre 3. Une ANEEQ combative (1974 à 1980) 102
Contexte sociopolitique: le Parti québécois au pouvoir et les luttes syndicales 103
La grève contre les TAEU et pour les prêts et bourses: la nécessité d’une coordination nationale 105
Fondation de l’ANEEQ: mettre fin à la désorganisation 113
Des débuts difficiles 118
L’inertie du gouvernement péquiste, terreau fertile pour la confrontation 123
La grève de 1978: comme une traînée de poudre 127
Vers la déstabilisation de l’ANEEQ 132
Conclusion 134
Chapitre 4. Entre la combativité et la concertation (1980 à 1989) 136
Récession économique, virage concertationniste des syndicats et émergence du néolibéralisme 137
L’indépendance du RAEU et la Charte des droits étudiants 141
L’affirmation du concertationnisme 145
Un discours technocratique 148
Crise politique au sein de l’ANEEQ sur fond de cure d’austérité 150
Lutte contre la répression: l’affaire Bruno Guy Héroux 153
Le féminisme à l’ordre du jour de l’ANEEQ 154
Fondation de la FAECQ: «le temps des grèves est maintenant révolu» 155
La Loi sur l’accréditation et le financement des associationsd’élèves ou d’étudiants (1982-1983) 160
La réforme collégiale et la table de négociation sur les prêts et bourses (1983-1984) 163
Première menace de dégel des frais de scolarité (1984) 165
Les grèves de 1986: victoire contre le dégel 166
Dissolution du RAEU et de la FAECQ 176
Une grève tactique (1988) 178
Conclusion 185
Chapitre 5. De la confrontation à la concertation (1990 à 2001) 188
Néolibéralisme, nouvelle gouvernance publique et économie du savoir 190
L’héritage de Lucien Bouchard: l’obsession du «déficit zéro» 196
La FEUQ: les «businessmen» du mouvement étudiant 199
Nouvelle crise politique au sein de l’ANEEQ: la question linguistique 206
La mobilisation de 1990: la résistance contre le premier dégel 208
Fondation de la FECQ: le gouvernement trouve des «partenaires» au collégial 219
La réforme collégiale (1992-1993) 222
La nouvelle hausse des frais de 1993: «indexer, ce n’est pas hausser!» 224
La dissolution de l’ANEEQ: la fin d’une ère combative 227
Le MDE: entre l’organisation syndicale et le regroupement politique 229
Grève de 1996: le dissensus du «déficit zéro» 233
Concertation sur fond de lutte contre le «déficit zéro» 241
Émergence du débat sur la «violence»: le «plan G» et Opération SalAMI 244
Les bourses du millénaire 245
Sommet du Québec et de la jeunesse 246
Dissolution du MDE 248
Conclusion 251
Chapitre 6. La résistance au néolibéralisme (2001 à 2013) 254
Réingénierie de l’État et contestation sociale 255
Lutte contre la taxe à l’échec: la nécessité d’une autre association 258
Fondation de l’ASSÉ: la renaissance du syndicalisme de combat 260
Charest envoie un coup de semonce 263
Menaces à l’intégrité du réseau collégial 265
Grève générale illimitée de 2005: la lutte contre l’endettement étudiant 266
La reconfiguration du mouvement étudiant après 2005 281
L’ASSÉ fait son autocritique 283
La débâcle de 2007: entre optimisme aveugle et précipitation 284
Crise et renouveau au sein de l’ASSÉ 291
Le Printemps érable: du milieu étudiant à la révolte sociale 319
Le gouvernement Marois et le sommet sur l’éducation: participer ou boycotter? 380
2012: un bilan mitigé? 383
Conclusion 390
Épilogue 395
Remerciements 403
Notes 405
Introduction 405
Chapitre 1 407
Chapitre 2 408
Chapitre 3 415
Chapitre 4 418
Chapitre 5 429
Chapitre 6 444
Conclusion 480
Bibliographie sélective 483
Table des matières 491