Si proche si loin

Par l'auteur de best-sellers Nina George

Si proche si loin

Ils sont trois : un reporter de guerre blessé par la mort tragique de son père, un enfant de 13 ans synesthète, une femme amoureuse qui s'est crue trahie...Henri Skinner se retrouve dans le coma après avoir sauvé une petite fille de la noyade : il est fauché par une voiture au moment où il dépose l’enfant sur la terre ferme, et s’apprête à reprendre son chemin pour retrouver son fils.Sam, treize ans, enfant surdoué et synesthète, n’a jamais connu son père. Il le rencontre pour la première fois sur son lit d’hôpital, suspendu entre la vie et la mort, dans le monde des rêves, si près et si loin de lui. Alors il laisse libre cours à son imagination, et rêve lui aussi de la personne qu’aurait pu être son père.Au chevet d’Henri, la valse des médecins et des infirmières n’est interrompue que par la venue de Sam. Et puis il y a Mrs Tomlin. Elle aussi lui rend visite tous les jours. Henri était l’amour de sa vie. Il y a de cela deux ans. Et puis plus rien. Et voilà qu’il refait irruption dans sa vie. À force de veiller un vivant, leurs pensées vagabondent, délicieusement portées par la plume délicate de Nina George qui signe là une belle polyphonie intérieure qui se transforme au fil des pages en ode à la fraternité humaine.Un magnifique roman qui questionne sur la véritable place à accorder à ses proches, avant qu'il ne soit trop tard.EXTRAITJe saute.Ça ne dure qu’un instant, j’entends encore le moteur des voitures sur l’Hammersmith Bridge, au-dessus de moi, c’est l’heure de pointe, je sens l’odeur de la ville, le printemps qui s’estompe, la rosée sur les feuilles. Puis l’impact, l’eau froide qui recouvre ma tête. Je nage, je nage toujours plus vite dans le courant qui reflue. À cinquante kilomètres de là, la mer aspire le fleuve. Mon corps a gardé la mémoire de cette succion quand la marée descend, comme si je n’avais jamais quitté la mer, alors que je n’ai plus nagé dans l’Atlantique depuis vingt-cinq ans.J’arrive à hauteur de la fillette.Le fleuve emporte la petite, il la veut pour lui, il veut disloquer son corps, séparer son espoir de la peur, bannir le sourire de ses lèvres, et l’avenir de sa vie.Elle s’enfonce dans l’eau argileuse.Je plonge. Je la tire à moi par les cheveux. J’attrape un petit bras glissant. Je serre plus fort, j’inspire sous l’effort et je bois la tasse – l’eau est salée, glacée.La Tamise m’enlace.CE QU'EN PENSE LA CRITIQUESi loin si proche est un excellent roman, de ceux qu'on ne peux plus lâcher, un texte jamais ennuyeux, aux frontières de la vie et de la mort, un texte intelligent, et empathique qui donne envie de serrer ses proches dans ses bras, de redonner aux relations humaines leur juste place. - Blog Franck's booksOutre cette histoire entraînante qu'est la rencontre tardive d'un enfant avec son père, plongés tous deux dans deux mondes distincts, Nina George parvient avec brio à nous faire ressentir tous genres d'émotions (ceci avec une extrême douceur, presque enfantine) et à nous faire réfléchir sur divers sujets [...]. Un MAGNIFIQUE roman ! - Blog Lectures gourmandesDès les premières lignes, j'ai su que je ne lâcherai pas Henri et son histoire avant la dernière page refermée... - Blog Le Bateau LivreÀ PROPOS DE L'AUTEURNée en 1973, Nina George est une journaliste et auteur allemande qui compte déjà de nombreux livres à son actif (thrillers scientifiques, romans et nouvelles). Son roman La lettre oubliée, véritable best-seller, a connu un succès international : il a été traduit dans plus de 33 langues et s'est vendu à plus de 800 000 exemplaires.