Imre Kertész : "L'histoire de mes morts"

Imre Kertész : "L'histoire de mes morts"

La première biographie du Prix Nobel de littérature de 2002, dont l’oeuvre complète est publiéechez Actes Sud.La naissance de l’écrivain Imre Kertész, la difficulté de devenir l’intellectuel et l’auteur qu’il souhaite être, la déportation qui le poursuit et ne le lâche jamais, son rapport à la Hongrie et à l’Allemagne, les doutes, la consécration – Clara Royer écrit une biographie de l’artiste Imre Kertész mais aussi de l’homme de son temps, du fils et de l’amant. Très complet, porté par une belle force narrative, cet essai empreint de respect ne verse jamais dans l’hagiographie. Fondée sur une vingtaine d’entretiens menés en hongrois par Clara Royer en 2013-2016, jusqu’au décès de l’écrivain, cette biographie utilise aussi des sources totalement inédites : Kertész a mis à disposition de l’auteur ses archives privées, et l’a autorisée à consulter ses archives à l’Académie des arts de Berlin.

Table des matières

Table des matières
Couverture 1
Le point de vue des éditeurs 3
Clara Royer 4
Imre Kertész : "L'histoire de mes morts" 5
Note de l’auteur 11
Abréviations 13
Avant-propos 15
I. DU MUSULMAN À L’ÉCRIVAIN (1945-1956) 31
La Zone 34
Klein 39
Appartenir 43
Frasques d’après-guerre 47
“J’étais Ernő Szép…” 51
“Cafés-catastrophes”, jazz et camions 57
L’armée ou Kertész au lieu du bourreau 62
Albina, ou la solidarité carcérale 67
Vingt-huit mètres carrés 72
Réveil existentiel dans un “couloir en L” 77
1956 : émigration intérieure contre exil 82
II. LA DOUBLE VIE (1954-1973) 89
La défaite du premier roman : Moi, le bourreau 92
Du nihilisme contre la soupe marxiste 96
Kállai et le bourricot 101
Modeste contribution à la terreur 107
Soumettre le talent à la nécessité 116
Albert Camus, maître de la situation 121
Mémoire et histoire sous Kádár 126
Contre Semprun 133
La “mémoire créative” 139
La tyrannie du Père : Gyuri et Caïn 146
Créer la langue d’Auschwitz 150
III. DU BONHEUR EN CAMP SOCIALISTE (1973-1989) 159
“Fiasco” 162
Un coup de pied dans la fourmilière 167
Un écrivain toléré 172
L’îlot dans la prison : Szigliget 178
Pilinszky et “l’irréparable réalité” 183
Un arpenteur à Buchenwald 186
Un livre mal aimé 191
De la traduction comme narcotique 195
Imaginer Sisyphe heureux : Le Refus 201
Incognito : de la nécessité de l’échec 207
“Mais Kaddish… c’est de la pure fiction” 216
IV. KERTÉSZ L’EUROPÉEN (1990-1999) 225
Kertész inédit : l’espoir, ou l’affaire Csoóri 228
Écrire sans contrainte ? 232
Aranka et les grands rêves 235
“Procès-Verbal” ou le triomphe du malentendu 240
“Monter dans la galère du temps” 244
Herr Kertész 250
Scènes européennes 259
Triste Hongrie 265
La serveuse au grand cœur 271
Un “écrivain allemand de langue hongroise” 275
Identité négative, langue de la Galut 284
Liquidation : la radicalité perdue ? 287
V. LE SURVIVANT (2000-2016) 291
S’adapter, encore : Parkinson 293
L’adieu à Salzbourg 295
Sauver Liquidation 298
Unseld 303
La “catastrophe du bonheur” 305
Réjouissances et rattrapages 310
Deux histoires de jalousie 316
Cabales 320
“On ne peut pas faire un film d’Être sans destin” 325
Comment fait-on (encore) une œuvre ? L’Ultime Auberge 332
JUSQU’AU BOUT 337
Annexes 347
Chronologie indicative de la vie d’Imre Kertész 349
Œuvres d’Imre Kertész 354
Sources 357
Index des personnes citées 381