Inter. No. 123, Printemps 2016
  • Éditeur québécois

En 1966, alors que le LSD était encore légal, les artistes étaient préoccupés par l’exploration du potentiel cognitif, la conquête de la « liberté interne ». Ils n’hésitaient pas à avoir recours aux psychotropes pour parvenir à des états seconds et à une conscience modifiée. Ils s’intéressaient aux philosophies orientales et au chamanisme de la Sibérie et de l’Amérique du Sud, à l’ayahuasca et au peyotl, dans leur recherche de nouvelles formes d’existence. Ce numéro riche en contenu explore, cinquante ans après, le rôle des prothèses chimiques dans l’art d’aujourd’hui et en quoi elles seraient supplantées par des « suppléments technologiques ». Nous pouvons nous demander si, en 2016, les artistes sont encore préoccupés par les « portes de la perception », s’ils cherchent une conscience augmentée, sinon une humanité transformée (H+). Avons-nous encore besoin de raccourcis spirituels, d’accélérateurs psychiques, d’électrochocs culturels?