La francisation ratée
  • Éditeur québécois

Une étude récente de Jean Ferretti de l'IREC révèle que 200 000 immigrants au Québec ignorent le français et qu'entre 40 et 50 % des immigrants adultes ne connaissant pas le français à leur arrivée ne s'inscrivent pas aux cours de français qui leur sont offerts.

Charles Castonguay explique la raison fondamentale de ce phénomène. L'unilinguisme anglais rapporte plus que l'unilinguisme français sur le marché du travail actuel au Québec et l'anglais occupe toujours la première place comme gage d'une intégration économique réussie.

La situation est d'autant plus inquiétante que le gouvernement Couillard compte augmenter de 50 000 à 60 000 le nombre d'immigrants accueillis annuellement par le Québec.

Avant qu'une telle décision soit prise, il est essentiel d'avoir un portrait objectif de l'évolution de la dynamique des langues au cours des dernières décennies et de la situation actuelle. C'est l'objet de ce carnet.

Charles Castonguay décortique méticuleusement, depuis des décennies, avec la rigueur du mathématicien qu'il est, les données sur l'évolution des langues au Québec et au Canada. Ses analyses sont précises et leurs conclusions, implacables, irréfutables.