Relations. No. 779, Juillet-Août 2015
  • Éditeur québécois

Notre rapport au temps est rempli de paradoxes. Dans nos sociétés qui valorisent à outrance la jouissance éphémère d’une consommation sans lendemain, la finitude de nos existences – tout aussi éphémères – tend à être évacuée au profit d’un idéal de jeunesse éternelle ; la révolte est passagère, mais elle sème des germes de changement dans le temps long de l’histoire ; l’expérience de la beauté et de l’infini ne peut se vivre que dans un instant très court ; les œuvres d’art éphémères laissent des traces plus pérennes qu’on ne l’imagine... Derrière toutes ces apories se dessine la nécessité d’être à l’écoute de la fragilité au cœur de la vie. Ce dossier nous y convie.