L’année de ma disparition
  • Éditeur québécois

Je suis entrée dans le boisé de mon enfance avec l’intention d’y rester.
J’étais douée pour une existence hasardeuse, je ne m’appartenais plus corps et biens.
Des photographies, des objets perdus ont suffi à me faire disparaître.
J’ai donné un congé définitif aux vies qui m’habitaient.
Je ne sais rien de ce que j’écris.
Ces poèmes sont l’écume de ma chute.
C. D.