Recommencements
  • Éditeur québécois

Durant cet après-midi de profonde intimité où je suis allée conduire ma mère vers sa mort, j’ai touché au plus grand dénuement, à ce très peu auquel nous tenons véritablement, lorsqu’un fil casse. Il ne restait que l’amour. Que cet ineffable mystère qu’on appelle Amour – avec un grand A pour dire combien il nous dépasse – et qui ne se trouve nulle part ailleurs qu’en soi.

Comment nous abandonner aux vagues (rupture, deuil, maladie…) qui surgissent parfois dans nos vies et nous renversent, pour ensuite aller vers les recommencements auxquels nous sommes conviés ? L’écrivaine s’interroge, retourne sur ses pas, refait le trajet jusqu’à l’enfance. Elle retrouve au passage l’île où les grands vents de la vie avaient soufflé sur la sienne. Ainsi est-on amené à danser avec ce qui nous éprouve avant de devenir cette maison que l’on est pour soi-même.