Relations. No. 771, Mars-Avril 2014
  • Éditeur québécois

Le contrat social qui fait de notre système de retraite un instrument majeur de solidarité sociale et intergénérationnelle est de plus en plus fragilisé. Devant le déséquilibre démographique et les déficits actuariels appréhendés, la tendance déjà lourde à faire entièrement reposer sur les individus la responsabilité d’épargner pour la retraite s’accentue, le rapport D’Amours l’a montré. Au-delà des inégalités que ce système imparfait perpétue, notamment à l’égard des femmes, c’est la possibilité d’une retraite décente pour tous qui est en jeu. Si l’on souhaite éviter que notre système de retraite bénéficie essentiellement aux institutions financières privées, la bonification des régimes publics et collectifs dans une optique de solidarité intergénérationnelle est non seulement un choix possible, il est plus que jamais nécessaire.