Le Mouvement naturel des choses
  • Éditeur québécois

« Moi, tout ce que je veux, c'est une vie loin des tumultes. Comme je suis seul à porter tout le fardeau de mon existence, mes responsabilités me pèsent. Je savais qu'un jour ou l'autre j'aurais la sensation d'être encore trop petit pour supporter tout ça. Maintenant que je suis un adulte, je n'ai plus le choix. Je suis trop investi dans la galère de la vie pour rebrousser chemin. Et c'est justement ça qui fait peur. »
Écrire un journal, c'est consigner au fil des jours ce qui nous façonne et nous transforme subrepticement. C'est aussi nommer l'indicible à travers les questionnements, les doutes, les espérances, les défaites, les élans, les petits drames et les rencontres probables et improbables, réelles ou fictives.
Ce livre, où l'on suit les pas d'un jeune homme de vingt ans dans les années 1990 à Montréal, aurait aussi bien pu s'intituler Comme un roman, mais malheureusement ce titre était déjà pris.
Côté écriture, Éric Simard est une tortue qu'on pourrait comparer à celle de la célèbre fable, car il parvient toujours à finir les nombreuses courses qu'il entreprend, souvent même avant le lièvre. Mine de rien, Le Mouvement naturel des choses est sa quatrième publication en quinze ans. Il nous avait auparavant offert Martel en tête, Cher Émile et Être.