Littérature franco-ontarienne
  • Éditeur québécois

Pour Lucie Hotte et moi, il était clair qu'il fallait non seulement ouvrir les limites de l'espace marginal à laquelle la littérature franco-ontarienne a été réduite jusqu'à présent, mais aussi aller bien au-delà d'un langage critique que l'Institution accueillerait comme caution de la problématique sociopolitique de l'exiguïté; car reconnaître à la littérature franco-ontarienne sa « réinterprétation du manque, de la privation de l'être », c'est, somme toute, encore la réduire à l'exiguïté. Il nous semblait donc que la façon la plus sûre de faire accéder (timidement sans doute, mais il faut bien un commencement) la littérature franco-ontarienne au rang des discours du savoir était d'évacuer toute référence à la dimension identitaire dans laquelle les œuvres ont été produites, donc de lire les œuvres pour leurs qualités proprement formelles, ou si l'on préfère, selon le projet esthétique plus ou moins avoué des auteurs, qui sont autre chose que des sensibilités à refléter la réalité. À tout le moins, il s'agissait pour nous de relier la problématique identitaire à l'enjeu esthétique dont elle participait.

Table des matières

Table des matières
Couverture 1
Crédits 4
Titre 5
Avant-propos 7
Pour rompre le discours fondateur : la littérature et la détresse 11
Un poète au seuil de l'écriture : l'exiguïté selon Patrice Desbiens 27
L'inscription du littéraire dans La Bagarre et Le Semestre de Gérard Bessette 43
Mythocritique de La Prison rose bonbon ou Raymond Quatorze libéré par le mythe 53
La Chair faite Verbe : Lire L'Homme-papier de Marguerite Andersen 77
Se faire père, L'œuvre de Daniel Poliquin 91
Daniel Poliquin et la mémoire urbaine d'Ottawa 117
Table des matières 139
4e de couverture 140