Tout m'accuse
  • Éditeur québécois

L'histoire d'une famille rompue, celle d'Auguste, puis celle, de l'autre côté de la vitrine, de Victoire qui cherche, parmi les décombres de la ville, une manière de reprendre le contrôle sans disparaître. La quête de quatre personnages que les événements « accusent » et font vivre dans un sentiment de culpabilité inaltérable.

Dans son troisième roman, Véronique Marcotte poursuit avec justesse l'étude d'êtres en marge amorcée dans ses titres précédents. Avec Tout m'accuse, elle livre un roman dans lequel la touchante détresse humaine est exposée sans jugement. Alors, qui oserez-vous condamner ?

Auguste ne dort pas et ses troubles obsessifs compulsifs l'encouragent à perdre une vie entière à récurer, voyant là une manière de réparer les dégâts. À travers ses nuits d'insomnie, il traque, cherche la faille chez les autres pour adoucir la sienne. Au sous-sol des archives médicales d'un hôpital montréalais, sa ville d'adoption, il trouve ces hommes, ces femmes, dont le passage aux urgences lui permettra d'assouvir son voyeurisme.

C'est dans le ventre même de cet établissement qu'Auguste fera la découverte d'une vérité fragile qui entérinera à jamais la haine invisible qu'il voue à sa mère. Autour de lui, la voix de cette mère depuis Bruxelles, son lieu de naissance, celle d'un père fantôme et désormais intemporel, et celle de Victoire, jeune femme qui, derrière la vitrine, peint chaque nuit sous le regard furtif du voyeur.

L'enchevêtrement de ces quatre personnages, leur rencontre et leur quête de pardon feront d'eux des êtres vulnérables dont la culpabilité deviendra garante de gestes inexplicables…