Nous mentons tous
  • Éditeur québécois

• Une construction cinématographique qui réactualise certains grands récits des Métamorphoses d'Ovide.

• Un roman aux multiples facettes où le mensonge devient une quête d'amour et de vérité.

• Un livre dont le titre est déjà porteur de toutes ses ambitions.

Quitté par son amante qui fuit en Italie, un homme tente de reconstruire tout ce qui lui échappe, de reconquérir tout ce dont il a été dépossédé. Parce qu'il croit que cela atténue le hasard, il compte ses pas, comme il l'a d'ailleurs toujours fait, cherchant à trouver une mesure exacte dans l'organisation du monde.

Mal datée, la première lettre que Raphaëlle lui envoie lui fait douter de tout ce qu'elle y raconte. Raphaëlle y inscrit «Venise», alors qu'il lui semble plutôt reconnaître Florence, Milan ou Rome. Commence alors la stratégie du mensonge, qui devient encore plus évidente lorsqu'il découvre, dans un vieil appareil photo, une pellicule oubliée où Raphaëlle apparaît, trois ans plus tôt, en compagnie d'un homme qu'il devine être son amant.

En arrière-plan, un livre et un film. Les Métamorphoses d'Ovide et son adaptation cinématographique dont il a à réaliser la bande-annonce.

Déchiré entre les lettres de Raphaëlle qui dissimulent et ces vieilles photographies qui révèlent, cet homme de quarante-sept ans en viendra à tout confondre : l'histoire que Raphaëlle, lui mentant, cherche à lui raconter, le texte d'Ovide, le projet de film, la bande-annonce qu'il compte en tirer et les petits récits de ceux et celles qui l'entourent.

Autant de lieux, autant de discours, autant de scènes où s'affrontent le mentir vrai et le véritable mensonge, l'impensable aveu et l'inévitable dissimulation.