Que vais-je devenir jusqu'à ce que je meure?

Que vais-je devenir jusqu'à ce que je meure?
  • Éditeur québécois

On a treize ans. Le collège est une prison où on n’enseigne que des connaissances mortes. On ne s’en échappe parfois que pour aller passer quelques jours à la maison, au fond de la baie, près des trois pins. Là où il y a le ciel infini, les érables en flammes, le lac où on va pêcher, le ciel et ses nuages fous. Mais ce n’est pas la vie là non plus, car on partage avec son père un secret inavouable. On sait qu’on doit venir au monde mais on n’y arrive pas. Même quand tout le monde autour de soi répète que tout va changer désormais, quand on entend partout clamer «Maîtres chez nous! Fini le temps des moutons ! », on n’y croit pas, on reste cloué au sol par la lourde certitude que tout est fini avant d’avoir commencé. On se roule sur son mal comme le chat sur sa souris morte. Heureusement, il y a aussi ces heures de solitude, où la rêverie nous emporte. Il y a les camarades, qui soupçonnent la profondeur de l’abîme. Mais nos sens peuvent-ils jamais être apaisés en leur présence ? Il y a les livres, dont un surtout, énorme, qui décrit merveilleusement toutes les plantes que l’on peut voir chaque jour autour de soi. Il y a enfin ces gribouillis un peu fou dont on couvre les marges de ses manuels, et dont on se dit qu’ils nous sauveront peut-être un jour. Que vais-je devenir jusqu’à ce que je meure? offre un bouleversant portrait de l’adolescence. Dans ce roman à la première personne, Robert Lalonde rend magnifiquement les doutes et les fulgurances de l’âge qui sépare l’enfant de l’adulte. Robert Lalonde renoue ici avec le monde qui était celui de ses premiers romans : La Belle Épouvante, Une belle journée d’avance. En fait, ce nouveau roman se termine là où commence Le Dernier Été des Indiens et donne quelques clés essentielles pour comprendre une des oeuvres les plus personnelles et les plus fortes de la littérature québécoise.